lundi 18 décembre 2017

Marie-Luce Gélard : Les sens en mots. Entretiens

Editions Pétra - Octobre 2017 - Collection : Univers sensoriels et sciences sociales


Cet ouvrage d'entretiens, qui inaugure la collection "Univers sensoriels et sciences humaines", retrace le cheminement intellectuel des "pères fondateurs" de la thématique sensorielle qui, chacun, en ont posé les jalons. En donnant la parole à ces visionnaires, les entretiens prennent la forme d'une discussion autour d'une anthropologie sensorielle (Joël Candau), d'une histoire des sens (Alain Corbin), d'une anthropology of the senses (David Howes), d'une anthropologie du sensible (François Laplantine), des perceptions sensorielles (David Le Breton) et de la sensibilité interne (Georges Vigarello).
Les discours sont singuliers, ils mettent en lumière les motivations (universitaires, évidentes ou contraintes) ayant conduit à l'étude des sens et à la production d'un savoir sur les univers sensoriels. Toutefois, cette diversité des approches n'empêche pas de saisir l'évidence d'un rapport avant tout sensible au monde et à l'existence...
Sommaire: 

INTRODUCTION
Marie-Luce Gélard
Les sens à l’honneur ?
« UNE ANTHROPOLOGIE DES SENS BIOCULTURELLE »
Entretien avec Joël Candau
Aix-en-Provence, le 5 avril 2017
« L’HISTOIRE DES SENS »
Entretien avec Alain Corbin
Paris, le 12 décembre 2016
« ANTHROPOLOGY OF THE SENSES »
Entretien avec David Howes
Montréal, le 24 mai 2016
« LE SENSIBLE ET L’ETHNOGRAPHIE »
Entretien avec François Laplantine
Lyon, le 12 décembre 2016
« L’INSOLITE DU TRAVAIL SUR LES SENS EN SCIENCES SOCIALES »
Entretien avec David Le Breton
Paris, le 28 novembre 2016
« SENS, SENSIBILITÉ INTERNE ET SENTIMENT DE SOI »
Entretien avec Georges Vigarello
Paris, le 6 mars 2017
BIBLIOGRAPHIE

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Reda Benkirane : Islam, à la reconquête du sens

Le Pommier - Novembre 2017


Comment sortir l'Islam du fondamentalisme et le réconcilier avec la modernité de notre
monde ? Comment permettre aux croyants, paradoxalement de plus en plus engagés dans la société civile, dans la promotion de la liberté d'expression et des droits de l'homme et de la femme... de se libérer de préceptes religieux formalistes et de redonner du sens à leur foi ? Reda Benkirane propose une voie aussi prometteuse qu'inattendue : repenser la religion à la lumière des sciences majeures de notre temps. Ces sciences de la complexité qui, justement, échappent à tout réductionnisme.
La religion étant, comme la science, une manière d'envisager le monde, la société, l'individu, on découvrira au fil des pages les passerelles qu elles jettent l'une vers l'autre à notre époque de croissance phénoménale des connaissances... jusqu'à proposer une nouvelle lecture du Coran lui-même!

Chercheur associé au Centre des conflits, du développement et de la Paix (CCDP) de l'Institut
de hautes études internationales et du développement (Genève, IHEID), et membre de l'Institut de recherches philosophiques de Lyon (université Lyon 3), Reda Benkirane dirige l'atelier de recherche Iqbal consacré à une pensée critique et créatrice en islam. Depuis une trentaine d années, il a entrepris des travaux ambitieux dans les domaines de l'urbanité, de la complexité, de l'islamité et de la radicalité. Au Pommier, il a déjà publié La Complexité, vertiges et promesses. Dix-huit histoires de sciences (2002), régulièrement réimprimé.

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dimanche 17 décembre 2017

Dominique Eddé : Edward Saïd. Le roman de sa pensée

La fabrique - Octobre 2017


Ce livre traite de la pensée d'Edward Said à travers son imaginaire et sa vie. Emergent au fil des pages les motifs subjectifs de ses choix intellectuels, leur part de cohérence, d'ambivalence, de mixité revendiquée. On y voit comment Said a organisé la rencontre de l'oral et de l'écrit, du classicisme et de l'excentricité, de l'histoire et de l'actualité, de l'effort et du plaisir, comment il a inventé un style. 
À l'opposé du savoir cloisonné des "experts", il a construit et imposé le sien en tissant les liens qui défendent les différences et les droits au sein d'une vision universelle. D'où L'Orientalisme, foncièrement critique de la domination d'une culture sur une autre et sans indulgence pour l'enfermement et le repli en guise de riposte. Son obsession de la répétition, du retour et de la récapitulation, raconte simultanément son angoisse de l'effondrement et son extrême capacité à la dompter. 
À partir et au-delà de la Palestine, dans ce voyage au pays plus ou moins conscient de Said, Dominique Eddé partage aussi avec nous une part de l'intimité qui fut la leur. Du XVIIIe au XXe siècle, de Vico à Mozart, Beethoven, Foucault, Adorno, Camus ou Orwell, le voyage met en valeur les signaux de reconnaissance qui attachent Said aux auteurs omniprésents dans son oeuvre. Conrad, en tête. Avec des portraits inédits d'E.M. Cioran, de l'amitié de Said et de Barenboim et un va-et-vient continu d'Edward à Said - les deux pôles de son identité - qui rend compte du mouvement politique et musical de sa pensée.

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Larry Laudan : Science et relativisme. Quelques controverses clefs en philosophie des sciences

Matériologiques - Décembre 2017


Avec ce court livre en forme de dialogue entre quatre philosophes – mode d’exposition d’un abord plus facile qu’un lourd traité –, ceux qui s’intéressent à la façon dont la philosophie contemporaine élabore son rapport au monde et au connaissable disposeront d’un outil de réflexion maniable et d’une grande sagacité. Une vigoureuse joute à quatre voix (un positiviste, un pragmatiste, un réaliste, un relativiste) se déploie ici, laissant fuser arguments et arguties. L’exercice démonstratif a un but principal : saper l’attrait, malheureusement peu démenti par les années, exercé par le relativisme épistémologique sur une partie notable des milieux intellectuels. Sous prétexte que la connaissance scientifique serait relative à des contextes (politiques, idéologiques, linguistiques, culturels, etc.), elle ne serait guère assurée et sans préséance sur tout autre système de pensée. Pour prendre un exemple célèbre, la science ne vaudrait pas mieux que la sorcellerie… Avec le relativisme, la science est défaite car réduite au statut de croyance parmi d’autres. Sous les traits du pragmatiste, Larry Laudan, philosophe américain contemporain, ferraille contre cette mode dévastatrice. Une ample préface du philosophe Pascal Engel explique et exemplifie tenants, aboutissants et prolongements récents de la salutaire charge de Larry Laudan contre le relativisme. Après un premier livre traduit en 1995, les lecteurs francophones ont donc accès, grâce à la traduction de Michel Dufour, à un deuxième ouvrage de Laudan, dont les contributions significatives à la philosophie des sciences demeurent peu connues en France en dehors des spécialistes.

Préface de Pascal Engel (page 3)

Avant-propos de Michel Dufour (page 29) Le comble du traducteur ? Traduire l'intraduisible
Introduction (page 37)
Premier dialogue (page 45) Progrès et accumulation des connaissances
Deuxième dialogue (page 85) Charge théorique et sous-détermination
Troisième dialogue (page 129) Holisme
Quatrième dialogue (page 159) Critères de succès
Cinquième dialogue (page 195) Incommensurabilité
Sixième dialogue (page 225) Intérêts et déterminants sociaux des croyances
Index (page 257)

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Olivier Quintyn : Implémentations/Implantations. Pragmatisme et théorie critique. Essais sur l'art et la philosophie de l'art

Questions théoriques - Décembre 2017


À quelles conditions penser une action sociale émancipatrice de l’art et de la littérature à l’heure du capitalisme
mondialisé ? Comment décrire les opérations de déplacement, transformation, collage et appropriation auxquelles procèdent les pratiques artistiques ? Quelles peuvent être leurs conséquences collectives et publiques ?

Faisant le pari d’une approche interventionniste de l’art et de l’esthétique, ce volume reconnecte les instruments d’analyse hérités du pragmatisme philosophique (Dewey, Wittgenstein, Goodman, Rorty, Shusterman) et ceux de la théorie critique (Marx, Benjamin, Adorno, Jameson) afin d’explorer l’interface articulant des implémentations (des activations d’œuvres, des recontextualisations d’opérations dans l’espace social) et leurs effets sur les implantations (des croyances, habitudes et schémas d’action qui sont comme incrustés dans nos pratiques et en dessinent le paysage).
En lieu et place d’une série d’objets fétiches, ces essais reconçoivent l’art comme « concept essentiellement contesté » : un ensemble non prédéfini d’activités consistant à réagencer, amplifier, redistribuer des processus et capacités ordinaires, et à reconfigurer la géographie de nos usages, formats et institu-
tions. Olivier Quintyn attaque les définitions essentialistes de l’art au profit d’une conception externaliste, exemplifiée ici par la poésie contemporaine de Manuel Joseph, les dispositifs de La Rédaction, « l’écologie de l’art » de Franck Leibovici ou l’esthétique « minimale » de Jean-Pierre Cometti.

« En somme, ce livre plaide pour que l’art et la théorie esthétique contribuent à produire des instruments disruptifs de critique autant que des instruments constructifs de solidarité. »

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samedi 16 décembre 2017

Crystal Cordell Paris : Pourquoi encore le féminisme ? Pour une éthique du libre choix

Presses Universitaires de Grenoble - Décembre 2017


Techniques de procréation médicalement assistées, gestation pour autrui, intersexualité… Autant de problématiques de nos sociétés contemporaines qui soulèvent la question du libre choix, de la liberté individuelle, et du féminisme.
Peut-on tout se permettre au nom de la liberté individuelle ? En quoi consiste la liberté des individus ? Jusqu’où va-t-elle ? Et comment se négocie sa réalisation vis-à-vis d’autres valeurs ? Qu’en est-il en particulier des femmes, face à des questions qui abordent la maîtrise de leur propre corps ?
Dans un contexte secoué par les scandales fabriqués sur la théorie du genre et les prises de position moralisatrices, l’auteur s’attache à éclairer philosophiquement ces questions en s’appuyant sur de nombreux exemples. Elle fait voler en éclat le traditionnel débat entre conservatistes et progressistes, et ouvre une nouvelle voie en repositionnant le débat autour de la question du choix et de l’éthique du choix. Pourquoi, encore, aujourd’hui, poser la question du féminisme ?

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Marwan Rashed : La Jeune Fille et la Sphère. Études sur Empédocle

Presses de l'Université Paris Sorbonne - Décembre 2017


Pour Aristote, Empédocle est l’inventeur de la métaphore. Pour les modernes, c’est tantôt le philosophe-poète par excellence, tantôt le biologiste dont l’évolutionnisme avant la lettre a frappé Darwin. Prenant appui sur tous les fragments et témoignages disponibles – dont de nouvelles sources manuscrites par lui découvertes –, Marwan Rashed propose ici une résolution inédite de l’énigme du Cycle cosmique et déchiffre comment le philosophe dissimule, entre les lignes de son poème, les différents noms de la déesse du cycle de la vie et de la mort, Perséphone. Conjuguant philologie et philosophie, il révèle ainsi l’unité d’une pensée tout entière consacrée à explorer et à construire l’idée de cycle.

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Revue internationale Michel Henry n°8 – 2017 : Michel Henry, Notes diverses sur Descartes

P.U. de Louvain - Décembre 2017


La Revue Michel Henry tient ensemble depuis sa création deux axes d'activité éditoriale : d’une part, porter à la connaissance de la communauté scientifique des éléments fondateurs – inédits bien entendu – du travail philosophique de M. Henry et, d’autre part, permettre à de jeunes chercheurs de pratiquer cette archéologie de l’oeuvre, sans en redouter – ce qui est encore plus complexe – une première herméneutique, pour ensuite la déployer ou la tester dans des contributions.
Dans ce fort numéro, c’est Descartes qui est au coeur de cette nouvelle tentative. Christophe Perrin, chercheur postdoctoral au Fonds Michel Henry à Louvain-la-Neuve, a exhumé et retranscrit de précieux documents qui sont autant de traces de la façon dont M. Henry est pleinement devenu le lecteur et l’exégète patenté de Descartes, à la fois en continuité et en rupture avec une lignée de grands interprètes.
Les textes qui sont ici publiés montrent à souhait qu’il y eut très tôt une exégèse attentive et serrée de Descartes. Ils illustrent aussi la façon dont M. Henry a cherché à situer, penser et interpréter certes le moment cartésien du cogito, mais ils révèlent également comment il a construit la trame de sa recherche d’une phénoménologie radicale, en dialogue avec la méthode du doute hyperbolique et métaphysique. En somme, il s’agissait pour lui de la construction d’une archi-phénoménologie, allant à l’origine de la manifestation, ce mode d’apparaître capable de rendre compte de tout apparaître, cette ultime condition de possibilité de chaque phénomène.

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vendredi 15 décembre 2017

Claude Morilhat : Marx : la formation du concept de force du travail

Presses Universitaires de Franche-Comté - Août 2017 - Collection : Annales Littéraires


Marx considère le concept de « force de travail », indissociable de celui de survaleur, comme un élément crucial de sa critique de l’économie politique. Il estime que faute d’avoir su distinguer le travail et la force de travail, l’économie politique classique s’est enfermée dans « des contradictions insolubles ». À travers ce qui semble n’être qu’une simple question de mots, se trouvent ainsi en jeu des implications théoriques, idéologiques et politiques d’importance.
Est envisagé, des Manuscrits de 1844 au Capital, le travail théorique où s’élabore ce concept, ce qui conduit d’une critique philosophique fondée sur la notion de travail aliéné à la théorie du mode de production capitaliste.

Table

Introduction
I. Le sens commun et l’économie politique
Des physiocrates à Malthus
II. L’économie orthodoxe contestée
Sismondi - Hodgskin - Thompson
III. Marx, la récusation critique de l’économie politique
Manuscrits de 1844 - La Sainte Famille
IV. Marx, l’appropriation de l’économie politique
Misère de la philosophie - Travail salarié et capital
V. Marx, la critique de l’économie politique
Grundrisse - Contribution - Manuscrits de 1861-1863
Salaire, prix et profit - Chapitre VI - Le Capital
Conclusion
Index des auteurs cités
Bibliographie

Claude MORILHAT - Docteur en philosophie. Parmi ses publications : Montesquieu. Politique et richesses (PUF1996), La Mettrie. Un matérialisme radical (PUF1997), Philosophie ou libertinage. Rorty et le discours postmoderne (Kimé2001), Pouvoir, servitude et idéologie (Le Temps des Cerises 2013).


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Philosophique 2017 : Rencontre autour de Catherine Malabou

PU de Franche-Comté - Juillet 2017


Comment penser la relation dynamique entre les sciences et la philosophie, telle qu’elle semble s’instaurer dans les œuvres philosophiques majeures les plus contemporaines ? Quel statut peut-on accorder à un discours qui, sans être à proprement parler philosophique, ne se situe néanmoins ni hors de la philosophie ni hors de la science ? Comment par exemple penser philosophiquement le concept de cerveau alors que scientifiquement cette notion vise précisément à déterminer ce que signifie penser ? Telles étaient quelques unes des questions au cœur de cette rencontre autour de Catherine Malabou, tenue à l’université de Franche-Comté les 14 et 15 septembre 2016 dans le cadre du premier volet des Ateliers doctoraux « Philosophie et sciences », organisés par le laboratoire Logiques de l’agir de l’université de Franche-Comté.

Présentation
Louis Ucciani

Présentation de la philosophie de Catherine Malabou. Un parcours à travers les œuvres et les concepts
Michaël Crevoisier

La science est-elle le sujet de la philosophie ? Miller, Badiou et Derrida se répondent
Catherine Malabou

Penser (à) la limite des sciences et de la philosophie : les tentatives de l'ontogenèse et de la grammatologie
Anne Alombert

Le cerveau et le transcendantal. Le statut de la science dans la philosophie de Gilles Deleuze
Michaël Crevoisier

Technique, science, philosophie : les conditions d’exercice de l’analogie valide
Fabien Ferri

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Andrei Timotin : La prière dans la tradition platonicienne, de Platon à Proclus

Brepols Publishers - Décembre 2017


Le présent ouvrage a pour objet la prière comme catégorie de la pensée religieuse platonicienne, de Platon à la fin de l’Antiquité. En suivant un plan chronologique (Platon, le Second Alcibiade pseudo-platonicien, Maxime de Tyr, Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus), l’ouvrage étudie la réflexion philosophique sur la prière et une série de thèmes et de questions connexes : la critique et la réinterprétation des cultes traditionnels, la conceptualisation des émotions religieuses, l’explication philosophique du fonctionnement de l’astrologie et de la magie, les théories de l’âme et la description théologique du réel dans le néoplatonisme tardif.
L’ouvrage apporte un éclairage nouveau sur les rapports entre religion et philosophie dans l’Antiquité et, en particulier, sur les formes «scientifiques» de religion qui apparaissent et se développent dans les écoles philosophiques à la fin de l’Antiquité. Une attention particulière est prêtée à la relation entre philosophie, religion et rhétorique. La dimension rhétorique de la prière est explorée en relation avec le rôle de la persuasion et de l’affectivité dans la prière et avec la conception selon laquelle le commentaire exégétique représente un hymne en prose adressé aux dieux.

Andrei Timotin est chercheur à l’Académie roumaine et maître de conférences associé à l’Université de Bucarest. Il a publié, sur les rapports entre philosophie et religion dans la pensée grecque, "La démonologie platonicienne. Histoire de la notion de daimôn de Platon aux derniers néoplatoniciens" (Brill, 2012) et, en collaboration avec John Dillon, "Platonic Theories of Prayer" (Brill, 2016).

Table 

I. Introduction

II. Platon. Prières des impies, prières des sages
1. Prier selon la loi
2. Les prières platoniciennes et la tradition religieuse

III. Le Second Alcibiade. À la recherche de la prière idéale
1. Le Second Alcibiade et la pensée religieuse à l’époque hellénistique
2. La prière de l’ἄφρων : demander un mal au lieu d’un bien 
3. La prière pour les ἐσθλά du poète anonyme
4. La prière des Athéniens et la prière des Spartiates

IV. Maxime de Tyr. Prière traditionnelle et prière du philosophe
1. La critique de la prière traditionnelle
2. La définition d’une « prière du philosophe »

V. Plotin. Prière « magique » et prière du νοῦς
1. Prière, providence et responsabilité individuelle
2. Les prières peuvent-elles contraindre les astres ?
3. Prier et attendre Dieu

VI. Porphyre. Hiérarchie des êtres divins, hiérarchie des prières
1. La défense de la prière dans le Commentaire sur le Timée 
2. La Lettre à Anébon : prier n’est ni contraindre, ni pâtir 
3. La place de la prière dans la théorie du sacrifice
4. Prière du sage, prière des théurges 

VII. Jamblique. La prière théurgique

1. Les réponses de Jamblique aux objections de Porphyre 
2. La théorie de la prière de Jamblique
3. La prière finale de la Réponse à Porphyre (De mysteriis)

VIII. Proclus. La prière cosmique

1. L’οὐσία de la prière
2. La τελειότης de la prière 
3. Les causes et les modes de la prière
4. La pratique de la prière

IX. Conclusions 

Bibliographie
1. Sources
2. Littérature secondaire 
Index locorum
Index rerum
Index verborum


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jeudi 14 décembre 2017

Sophie Richardot et Sabine Rozier (dirs.) : Les savoirs de sciences humaines et sociales en débat

Septentrion; Édition - Décembre 2017 - Collection : Paradoxa


Comment expliquer que les savoirs de sciences humaines et sociales soient à ce point contestés voire ignorés dans les lieux où ils pourraient pourtant éclairer la réflexion et l'action ? Comment expliquer la défiance et l’incompréhension qu’ils suscitent parfois ? Les savoirs de sciences humaines et sociales ont la particularité de circuler dans des espaces variés et de devoir composer avec une critique prompte à remettre en cause leur validité et leur légitimité. Leur acceptabilité sociale ne se joue pas dans la seule communauté savante mais bien dans les multiples réinterprétations et traductions auxquelles ils donnent lieu. Les études réunies dans ce volume analysent sept controverses ayant pour enjeu le sort réservé à des savoirs issus de la réflexion philosophique, sociologique, psychologique ou se revendiquant d’une économie hétérodoxe. Elles montrent que les résistances qu’ils rencontrent sont la marque paradoxale de leur vigueur et de leur capacité à bousculer les évidences partagées.

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