lundi 18 décembre 2017

Marie-Luce Gélard : Les sens en mots. Entretiens

Editions Pétra - Octobre 2017 - Collection : Univers sensoriels et sciences sociales


Cet ouvrage d'entretiens, qui inaugure la collection "Univers sensoriels et sciences humaines", retrace le cheminement intellectuel des "pères fondateurs" de la thématique sensorielle qui, chacun, en ont posé les jalons. En donnant la parole à ces visionnaires, les entretiens prennent la forme d'une discussion autour d'une anthropologie sensorielle (Joël Candau), d'une histoire des sens (Alain Corbin), d'une anthropology of the senses (David Howes), d'une anthropologie du sensible (François Laplantine), des perceptions sensorielles (David Le Breton) et de la sensibilité interne (Georges Vigarello).
Les discours sont singuliers, ils mettent en lumière les motivations (universitaires, évidentes ou contraintes) ayant conduit à l'étude des sens et à la production d'un savoir sur les univers sensoriels. Toutefois, cette diversité des approches n'empêche pas de saisir l'évidence d'un rapport avant tout sensible au monde et à l'existence...
Sommaire: 

INTRODUCTION
Marie-Luce Gélard
Les sens à l’honneur ?
« UNE ANTHROPOLOGIE DES SENS BIOCULTURELLE »
Entretien avec Joël Candau
Aix-en-Provence, le 5 avril 2017
« L’HISTOIRE DES SENS »
Entretien avec Alain Corbin
Paris, le 12 décembre 2016
« ANTHROPOLOGY OF THE SENSES »
Entretien avec David Howes
Montréal, le 24 mai 2016
« LE SENSIBLE ET L’ETHNOGRAPHIE »
Entretien avec François Laplantine
Lyon, le 12 décembre 2016
« L’INSOLITE DU TRAVAIL SUR LES SENS EN SCIENCES SOCIALES »
Entretien avec David Le Breton
Paris, le 28 novembre 2016
« SENS, SENSIBILITÉ INTERNE ET SENTIMENT DE SOI »
Entretien avec Georges Vigarello
Paris, le 6 mars 2017
BIBLIOGRAPHIE

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Reda Benkirane : Islam, à la reconquête du sens

Le Pommier - Novembre 2017


Comment sortir l'Islam du fondamentalisme et le réconcilier avec la modernité de notre
monde ? Comment permettre aux croyants, paradoxalement de plus en plus engagés dans la société civile, dans la promotion de la liberté d'expression et des droits de l'homme et de la femme... de se libérer de préceptes religieux formalistes et de redonner du sens à leur foi ? Reda Benkirane propose une voie aussi prometteuse qu'inattendue : repenser la religion à la lumière des sciences majeures de notre temps. Ces sciences de la complexité qui, justement, échappent à tout réductionnisme.
La religion étant, comme la science, une manière d'envisager le monde, la société, l'individu, on découvrira au fil des pages les passerelles qu elles jettent l'une vers l'autre à notre époque de croissance phénoménale des connaissances... jusqu'à proposer une nouvelle lecture du Coran lui-même!

Chercheur associé au Centre des conflits, du développement et de la Paix (CCDP) de l'Institut
de hautes études internationales et du développement (Genève, IHEID), et membre de l'Institut de recherches philosophiques de Lyon (université Lyon 3), Reda Benkirane dirige l'atelier de recherche Iqbal consacré à une pensée critique et créatrice en islam. Depuis une trentaine d années, il a entrepris des travaux ambitieux dans les domaines de l'urbanité, de la complexité, de l'islamité et de la radicalité. Au Pommier, il a déjà publié La Complexité, vertiges et promesses. Dix-huit histoires de sciences (2002), régulièrement réimprimé.

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dimanche 17 décembre 2017

Dominique Eddé : Edward Saïd. Le roman de sa pensée

La fabrique - Octobre 2017


Ce livre traite de la pensée d'Edward Said à travers son imaginaire et sa vie. Emergent au fil des pages les motifs subjectifs de ses choix intellectuels, leur part de cohérence, d'ambivalence, de mixité revendiquée. On y voit comment Said a organisé la rencontre de l'oral et de l'écrit, du classicisme et de l'excentricité, de l'histoire et de l'actualité, de l'effort et du plaisir, comment il a inventé un style. 
À l'opposé du savoir cloisonné des "experts", il a construit et imposé le sien en tissant les liens qui défendent les différences et les droits au sein d'une vision universelle. D'où L'Orientalisme, foncièrement critique de la domination d'une culture sur une autre et sans indulgence pour l'enfermement et le repli en guise de riposte. Son obsession de la répétition, du retour et de la récapitulation, raconte simultanément son angoisse de l'effondrement et son extrême capacité à la dompter. 
À partir et au-delà de la Palestine, dans ce voyage au pays plus ou moins conscient de Said, Dominique Eddé partage aussi avec nous une part de l'intimité qui fut la leur. Du XVIIIe au XXe siècle, de Vico à Mozart, Beethoven, Foucault, Adorno, Camus ou Orwell, le voyage met en valeur les signaux de reconnaissance qui attachent Said aux auteurs omniprésents dans son oeuvre. Conrad, en tête. Avec des portraits inédits d'E.M. Cioran, de l'amitié de Said et de Barenboim et un va-et-vient continu d'Edward à Said - les deux pôles de son identité - qui rend compte du mouvement politique et musical de sa pensée.

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Larry Laudan : Science et relativisme. Quelques controverses clefs en philosophie des sciences

Matériologiques - Décembre 2017


Avec ce court livre en forme de dialogue entre quatre philosophes – mode d’exposition d’un abord plus facile qu’un lourd traité –, ceux qui s’intéressent à la façon dont la philosophie contemporaine élabore son rapport au monde et au connaissable disposeront d’un outil de réflexion maniable et d’une grande sagacité. Une vigoureuse joute à quatre voix (un positiviste, un pragmatiste, un réaliste, un relativiste) se déploie ici, laissant fuser arguments et arguties. L’exercice démonstratif a un but principal : saper l’attrait, malheureusement peu démenti par les années, exercé par le relativisme épistémologique sur une partie notable des milieux intellectuels. Sous prétexte que la connaissance scientifique serait relative à des contextes (politiques, idéologiques, linguistiques, culturels, etc.), elle ne serait guère assurée et sans préséance sur tout autre système de pensée. Pour prendre un exemple célèbre, la science ne vaudrait pas mieux que la sorcellerie… Avec le relativisme, la science est défaite car réduite au statut de croyance parmi d’autres. Sous les traits du pragmatiste, Larry Laudan, philosophe américain contemporain, ferraille contre cette mode dévastatrice. Une ample préface du philosophe Pascal Engel explique et exemplifie tenants, aboutissants et prolongements récents de la salutaire charge de Larry Laudan contre le relativisme. Après un premier livre traduit en 1995, les lecteurs francophones ont donc accès, grâce à la traduction de Michel Dufour, à un deuxième ouvrage de Laudan, dont les contributions significatives à la philosophie des sciences demeurent peu connues en France en dehors des spécialistes.

Préface de Pascal Engel (page 3)

Avant-propos de Michel Dufour (page 29) Le comble du traducteur ? Traduire l'intraduisible
Introduction (page 37)
Premier dialogue (page 45) Progrès et accumulation des connaissances
Deuxième dialogue (page 85) Charge théorique et sous-détermination
Troisième dialogue (page 129) Holisme
Quatrième dialogue (page 159) Critères de succès
Cinquième dialogue (page 195) Incommensurabilité
Sixième dialogue (page 225) Intérêts et déterminants sociaux des croyances
Index (page 257)

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Olivier Quintyn : Implémentations/Implantations. Pragmatisme et théorie critique. Essais sur l'art et la philosophie de l'art

Questions théoriques - Décembre 2017


À quelles conditions penser une action sociale émancipatrice de l’art et de la littérature à l’heure du capitalisme
mondialisé ? Comment décrire les opérations de déplacement, transformation, collage et appropriation auxquelles procèdent les pratiques artistiques ? Quelles peuvent être leurs conséquences collectives et publiques ?

Faisant le pari d’une approche interventionniste de l’art et de l’esthétique, ce volume reconnecte les instruments d’analyse hérités du pragmatisme philosophique (Dewey, Wittgenstein, Goodman, Rorty, Shusterman) et ceux de la théorie critique (Marx, Benjamin, Adorno, Jameson) afin d’explorer l’interface articulant des implémentations (des activations d’œuvres, des recontextualisations d’opérations dans l’espace social) et leurs effets sur les implantations (des croyances, habitudes et schémas d’action qui sont comme incrustés dans nos pratiques et en dessinent le paysage).
En lieu et place d’une série d’objets fétiches, ces essais reconçoivent l’art comme « concept essentiellement contesté » : un ensemble non prédéfini d’activités consistant à réagencer, amplifier, redistribuer des processus et capacités ordinaires, et à reconfigurer la géographie de nos usages, formats et institu-
tions. Olivier Quintyn attaque les définitions essentialistes de l’art au profit d’une conception externaliste, exemplifiée ici par la poésie contemporaine de Manuel Joseph, les dispositifs de La Rédaction, « l’écologie de l’art » de Franck Leibovici ou l’esthétique « minimale » de Jean-Pierre Cometti.

« En somme, ce livre plaide pour que l’art et la théorie esthétique contribuent à produire des instruments disruptifs de critique autant que des instruments constructifs de solidarité. »

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samedi 16 décembre 2017

Crystal Cordell Paris : Pourquoi encore le féminisme ? Pour une éthique du libre choix

Presses Universitaires de Grenoble - Décembre 2017


Techniques de procréation médicalement assistées, gestation pour autrui, intersexualité… Autant de problématiques de nos sociétés contemporaines qui soulèvent la question du libre choix, de la liberté individuelle, et du féminisme.
Peut-on tout se permettre au nom de la liberté individuelle ? En quoi consiste la liberté des individus ? Jusqu’où va-t-elle ? Et comment se négocie sa réalisation vis-à-vis d’autres valeurs ? Qu’en est-il en particulier des femmes, face à des questions qui abordent la maîtrise de leur propre corps ?
Dans un contexte secoué par les scandales fabriqués sur la théorie du genre et les prises de position moralisatrices, l’auteur s’attache à éclairer philosophiquement ces questions en s’appuyant sur de nombreux exemples. Elle fait voler en éclat le traditionnel débat entre conservatistes et progressistes, et ouvre une nouvelle voie en repositionnant le débat autour de la question du choix et de l’éthique du choix. Pourquoi, encore, aujourd’hui, poser la question du féminisme ?

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Marwan Rashed : La Jeune Fille et la Sphère. Études sur Empédocle

Presses de l'Université Paris Sorbonne - Décembre 2017


Pour Aristote, Empédocle est l’inventeur de la métaphore. Pour les modernes, c’est tantôt le philosophe-poète par excellence, tantôt le biologiste dont l’évolutionnisme avant la lettre a frappé Darwin. Prenant appui sur tous les fragments et témoignages disponibles – dont de nouvelles sources manuscrites par lui découvertes –, Marwan Rashed propose ici une résolution inédite de l’énigme du Cycle cosmique et déchiffre comment le philosophe dissimule, entre les lignes de son poème, les différents noms de la déesse du cycle de la vie et de la mort, Perséphone. Conjuguant philologie et philosophie, il révèle ainsi l’unité d’une pensée tout entière consacrée à explorer et à construire l’idée de cycle.

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Revue internationale Michel Henry n°8 – 2017 : Michel Henry, Notes diverses sur Descartes

P.U. de Louvain - Décembre 2017


La Revue Michel Henry tient ensemble depuis sa création deux axes d'activité éditoriale : d’une part, porter à la connaissance de la communauté scientifique des éléments fondateurs – inédits bien entendu – du travail philosophique de M. Henry et, d’autre part, permettre à de jeunes chercheurs de pratiquer cette archéologie de l’oeuvre, sans en redouter – ce qui est encore plus complexe – une première herméneutique, pour ensuite la déployer ou la tester dans des contributions.
Dans ce fort numéro, c’est Descartes qui est au coeur de cette nouvelle tentative. Christophe Perrin, chercheur postdoctoral au Fonds Michel Henry à Louvain-la-Neuve, a exhumé et retranscrit de précieux documents qui sont autant de traces de la façon dont M. Henry est pleinement devenu le lecteur et l’exégète patenté de Descartes, à la fois en continuité et en rupture avec une lignée de grands interprètes.
Les textes qui sont ici publiés montrent à souhait qu’il y eut très tôt une exégèse attentive et serrée de Descartes. Ils illustrent aussi la façon dont M. Henry a cherché à situer, penser et interpréter certes le moment cartésien du cogito, mais ils révèlent également comment il a construit la trame de sa recherche d’une phénoménologie radicale, en dialogue avec la méthode du doute hyperbolique et métaphysique. En somme, il s’agissait pour lui de la construction d’une archi-phénoménologie, allant à l’origine de la manifestation, ce mode d’apparaître capable de rendre compte de tout apparaître, cette ultime condition de possibilité de chaque phénomène.

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vendredi 15 décembre 2017

Claude Morilhat : Marx : la formation du concept de force du travail

Presses Universitaires de Franche-Comté - Août 2017 - Collection : Annales Littéraires


Marx considère le concept de « force de travail », indissociable de celui de survaleur, comme un élément crucial de sa critique de l’économie politique. Il estime que faute d’avoir su distinguer le travail et la force de travail, l’économie politique classique s’est enfermée dans « des contradictions insolubles ». À travers ce qui semble n’être qu’une simple question de mots, se trouvent ainsi en jeu des implications théoriques, idéologiques et politiques d’importance.
Est envisagé, des Manuscrits de 1844 au Capital, le travail théorique où s’élabore ce concept, ce qui conduit d’une critique philosophique fondée sur la notion de travail aliéné à la théorie du mode de production capitaliste.

Table

Introduction
I. Le sens commun et l’économie politique
Des physiocrates à Malthus
II. L’économie orthodoxe contestée
Sismondi - Hodgskin - Thompson
III. Marx, la récusation critique de l’économie politique
Manuscrits de 1844 - La Sainte Famille
IV. Marx, l’appropriation de l’économie politique
Misère de la philosophie - Travail salarié et capital
V. Marx, la critique de l’économie politique
Grundrisse - Contribution - Manuscrits de 1861-1863
Salaire, prix et profit - Chapitre VI - Le Capital
Conclusion
Index des auteurs cités
Bibliographie

Claude MORILHAT - Docteur en philosophie. Parmi ses publications : Montesquieu. Politique et richesses (PUF1996), La Mettrie. Un matérialisme radical (PUF1997), Philosophie ou libertinage. Rorty et le discours postmoderne (Kimé2001), Pouvoir, servitude et idéologie (Le Temps des Cerises 2013).


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Philosophique 2017 : Rencontre autour de Catherine Malabou

PU de Franche-Comté - Juillet 2017


Comment penser la relation dynamique entre les sciences et la philosophie, telle qu’elle semble s’instaurer dans les œuvres philosophiques majeures les plus contemporaines ? Quel statut peut-on accorder à un discours qui, sans être à proprement parler philosophique, ne se situe néanmoins ni hors de la philosophie ni hors de la science ? Comment par exemple penser philosophiquement le concept de cerveau alors que scientifiquement cette notion vise précisément à déterminer ce que signifie penser ? Telles étaient quelques unes des questions au cœur de cette rencontre autour de Catherine Malabou, tenue à l’université de Franche-Comté les 14 et 15 septembre 2016 dans le cadre du premier volet des Ateliers doctoraux « Philosophie et sciences », organisés par le laboratoire Logiques de l’agir de l’université de Franche-Comté.

Présentation
Louis Ucciani

Présentation de la philosophie de Catherine Malabou. Un parcours à travers les œuvres et les concepts
Michaël Crevoisier

La science est-elle le sujet de la philosophie ? Miller, Badiou et Derrida se répondent
Catherine Malabou

Penser (à) la limite des sciences et de la philosophie : les tentatives de l'ontogenèse et de la grammatologie
Anne Alombert

Le cerveau et le transcendantal. Le statut de la science dans la philosophie de Gilles Deleuze
Michaël Crevoisier

Technique, science, philosophie : les conditions d’exercice de l’analogie valide
Fabien Ferri

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Andrei Timotin : La prière dans la tradition platonicienne, de Platon à Proclus

Brepols Publishers - Décembre 2017


Le présent ouvrage a pour objet la prière comme catégorie de la pensée religieuse platonicienne, de Platon à la fin de l’Antiquité. En suivant un plan chronologique (Platon, le Second Alcibiade pseudo-platonicien, Maxime de Tyr, Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus), l’ouvrage étudie la réflexion philosophique sur la prière et une série de thèmes et de questions connexes : la critique et la réinterprétation des cultes traditionnels, la conceptualisation des émotions religieuses, l’explication philosophique du fonctionnement de l’astrologie et de la magie, les théories de l’âme et la description théologique du réel dans le néoplatonisme tardif.
L’ouvrage apporte un éclairage nouveau sur les rapports entre religion et philosophie dans l’Antiquité et, en particulier, sur les formes «scientifiques» de religion qui apparaissent et se développent dans les écoles philosophiques à la fin de l’Antiquité. Une attention particulière est prêtée à la relation entre philosophie, religion et rhétorique. La dimension rhétorique de la prière est explorée en relation avec le rôle de la persuasion et de l’affectivité dans la prière et avec la conception selon laquelle le commentaire exégétique représente un hymne en prose adressé aux dieux.

Andrei Timotin est chercheur à l’Académie roumaine et maître de conférences associé à l’Université de Bucarest. Il a publié, sur les rapports entre philosophie et religion dans la pensée grecque, "La démonologie platonicienne. Histoire de la notion de daimôn de Platon aux derniers néoplatoniciens" (Brill, 2012) et, en collaboration avec John Dillon, "Platonic Theories of Prayer" (Brill, 2016).

Table 

I. Introduction

II. Platon. Prières des impies, prières des sages
1. Prier selon la loi
2. Les prières platoniciennes et la tradition religieuse

III. Le Second Alcibiade. À la recherche de la prière idéale
1. Le Second Alcibiade et la pensée religieuse à l’époque hellénistique
2. La prière de l’ἄφρων : demander un mal au lieu d’un bien 
3. La prière pour les ἐσθλά du poète anonyme
4. La prière des Athéniens et la prière des Spartiates

IV. Maxime de Tyr. Prière traditionnelle et prière du philosophe
1. La critique de la prière traditionnelle
2. La définition d’une « prière du philosophe »

V. Plotin. Prière « magique » et prière du νοῦς
1. Prière, providence et responsabilité individuelle
2. Les prières peuvent-elles contraindre les astres ?
3. Prier et attendre Dieu

VI. Porphyre. Hiérarchie des êtres divins, hiérarchie des prières
1. La défense de la prière dans le Commentaire sur le Timée 
2. La Lettre à Anébon : prier n’est ni contraindre, ni pâtir 
3. La place de la prière dans la théorie du sacrifice
4. Prière du sage, prière des théurges 

VII. Jamblique. La prière théurgique

1. Les réponses de Jamblique aux objections de Porphyre 
2. La théorie de la prière de Jamblique
3. La prière finale de la Réponse à Porphyre (De mysteriis)

VIII. Proclus. La prière cosmique

1. L’οὐσία de la prière
2. La τελειότης de la prière 
3. Les causes et les modes de la prière
4. La pratique de la prière

IX. Conclusions 

Bibliographie
1. Sources
2. Littérature secondaire 
Index locorum
Index rerum
Index verborum


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jeudi 14 décembre 2017

Sophie Richardot et Sabine Rozier (dirs.) : Les savoirs de sciences humaines et sociales en débat

Septentrion; Édition - Décembre 2017 - Collection : Paradoxa


Comment expliquer que les savoirs de sciences humaines et sociales soient à ce point contestés voire ignorés dans les lieux où ils pourraient pourtant éclairer la réflexion et l'action ? Comment expliquer la défiance et l’incompréhension qu’ils suscitent parfois ? Les savoirs de sciences humaines et sociales ont la particularité de circuler dans des espaces variés et de devoir composer avec une critique prompte à remettre en cause leur validité et leur légitimité. Leur acceptabilité sociale ne se joue pas dans la seule communauté savante mais bien dans les multiples réinterprétations et traductions auxquelles ils donnent lieu. Les études réunies dans ce volume analysent sept controverses ayant pour enjeu le sort réservé à des savoirs issus de la réflexion philosophique, sociologique, psychologique ou se revendiquant d’une économie hétérodoxe. Elles montrent que les résistances qu’ils rencontrent sont la marque paradoxale de leur vigueur et de leur capacité à bousculer les évidences partagées.

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Patricia Naftali : La construction du "droit à la vérité" en droit international

Bruylant Edition - Décembre 2017


La « vérité » peut-elle faire l’objet d’un droit ? La question aurait de quoi laisser le lecteur perplexe. Pourtant, en l’espace d’une décennie, l’idée d’un « droit à la vérité » dû aux victimes d’atrocités est parvenue à s’imposer de manière globale : elle occupe aujourd’hui une place centrale dans le paysage des institutions de protection des droits de l’homme et dans les politiques internationales de pacification de sociétés en conflit.

Comment ce concept a-t-il pu être consacré aussi rapidement, alors qu’il ne figurait dans aucun catalogue de droits fondamentaux ? S’agit-il d’un nouveau droit justiciable ou d’un simple recyclage sémantique d’autres droits existants ? Le « droit à la vérité » annonce-t-il une révolution juridique, ou se résume-t-il à une façade rhétorique, voire un fétichisme juridique ?

Cet ouvrage inédit reconstitue la généalogie du « droit à la vérité » en droit international, des luttes sociales concrètes pour sa reconnaissance à ses développements contemporains, afin d’en déterminer les enjeux socio-politiques et juridiques. À ce titre, il présente une cartographie complète des mobilisations du « droit à la vérité » et de leurs effets en droit international. D’une part, l’étude examine dans quelle mesure le « droit à la vérité » est reconnu en droit international et quels sont ses contours normatifs et ses bénéficiaires. D’autre part, elle sonde le rôle des entrepreneurs du « droit à la vérité » dans la construction d’un nouveau droit, afin de comprendre les conditions empiriques de sa diffusion internationale et les enjeux qui la sous-tendent.

En particulier, la thèse montre comment les mobilisations du « droit à la vérité » tentent d’orienter dans un sens particulier certains débats qui demeurent ouverts en droit international et qui sont liés à des enjeux de justice contemporains : les victimes d’atrocités ont-elles un droit à la punition des responsables ? Les amnisties sont-elles licites en droit international ? Peut-on restreindre le secret d’État et contraindre les autorités à communiquer des informations aux victimes de violations des droits de l’homme et à leurs proches ?

En définitive, l’ouvrage révèle l’ambivalence du « droit à la vérité », qui agit tantôt comme ressource, et tantôt comme contrainte pour ses promoteurs, en raison de la diversité de ses représentations et de ses réappropriations successives au fil du temps.

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Le Philosophoire - 2017/2 - n° 48 : La Guerre

Vrin - Décembre 2017


Page 5 à 7 : Olivia Leboyer - Éditorial | Page 11 à 38 : Damien Baldin, Pierre-Étienne Schmit - Entretien avec Stéphane Audoin-Rouzeau | Page 39 à 57 : Nicolas de Warren, Edouard Jolly - Les deux guerres mondiales et la philosophie | Page 59 à 79 : Vincent Renault - La guerre est-elle plus facile que la paix ? | Page 81 à 99 : Sylvie Paillat - Vers une disparition de la guerre ? | Page 101 à 134 : Emmanuel Blondel - La guerre et son idée. Lecture croisée de Clausewitz et de Pierre-Joseph Proudhon | Page 135 à 168 : Pierre-Étienne Schmit - « Aller à la guerre même » : J. Patočka et la Grande Guerre | Page 169 à 185 : Claude Smith - Les formes de la guerre dans la déconstruction | Page 187 à 199 : Edouard Jolly - Du terrorisme à la guerre civile ? Notes sur David Galula et sa pensée de la contre-insurrection | Page 203 à 206 : Charles Boyer - Lumières radicales et Lumières modérées | Page 207 à 212 : Baptiste Jacomino - Le testament spirituel de Jean Onimus | Page 213 à 215 : Charles Boyer - Retour sur Victor de l’Aveyron | Page 217 à 225 : Mathias Goy - Le désir et le monde de Renaud Barbaras | Page 227 à 230 : - Notices sur quelques publications récentes et ouvrages envoyés à la rédaction | Page 233 à 252 : Jean-Claude Poizat - Nouvelles réflexions sur la « banalité du mal ». Autour du livre de Hannah Arendt Eichmann à Jérusalem et de quelques malentendus persistants à son sujet | Page 253 à 272 : Sébastien Labrusse - Le soleil dans la pensée de Jean-Jacques Rousseau. Étude sur l’entrecroisement de la connaissance rationnelle et de la pensée symbolique. 

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mercredi 13 décembre 2017

Patrick Cerutti (dir.) : Lire "L'initiation à la vie bienheureuse" de Fichte

Librairie Philosophique Vrin - Décembre 2017 - Collection : Etudes et commentaires


« La vie est nécessairement bienheureuse, elle est elle-même la béatitude. Seule la mort est malheureuse ». C’est sur cette parole injonctive, énergique, vivifiante, qui nous prescrit de vivre et d’agir, que s’ouvrent les conférences de 1806 sur l’Initiation à la vie bienheureuse. Dans cet ouvrage de philosophie populaire, Fichte expose une doctrine de la religion qui nous découvre comment nous pouvons, en développant une moralité créatrice qui nous fait participer à l’énergie divine, entrer, ici et maintenant, dans la béatitude.
Les différentes études recueillies dans ce volume montrent comment Fichte, en se plaçant sous l’égide de la doctrine johannique du Logos, entreprend, à l’opposé de toute démarche gnostique, d’articuler de manière inédite savoir et action. Il en résulte une nouvelle manière de penser l’essence de la manifestation et d’envisager une sortie hors de la métaphysique de la représentation et de la transcendance.

Ont contribué à cet ouvrage : P. Cerutti, M. Chédin, J.-Ch. Goddard, J. Hatem, M. Ivaldo, J.-Ch. Lemaitre, M. Maesschalck, I. Radrizzani, A. Schnell, M.Vetö, L.Vincenti et D.Wood.

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Louis-André Richard : Penser le politique, à l'heure de l'éclatement des repères et de la menace de nouvelles servitudes

Hermann - Décembre 2017


Après les attentats à Charlie Hebdo et au Bataclan, à l’heure de la tuerie perpétrée dans une mosquée de Québec, ajoutant un acte barbare de plus à la liste macabre affectant nos démocraties libérales, comment ne pas s’inquiéter de notre avenir ? Nos territoires européens ou américains, français comme québécois, n’échappent pas à la reconfiguration d’espaces publics et privés semblant obéir à des logiques inédites. Comment envisager les conditions favorables à une vie bonne pour tous comme pour chacun dans un monde où éclatent nos repères et nos ancrages ?
Ce livre met à contribution des auteurs aux horizons multiples. Il y a autant de Français que de Québécois investis à l’écriture. Du vieux continent, nous établis- sons la conversation avec Régis Aubry, Jean-Robert Armogathe, Catherine Dopchie, Pierre Manent, Christophe Pacific, Aurélie Pourrez, Jacques Ricot. De l’autre côté de l’Atlantique, nous partageons les réflexions de Sami Aoun, Mathieu Bock-Côté, Marcel Côté, Thomas De Koninck, Louis-André Richard et de Patrick Vinay.
Nous cherchons à comprendre notre situation politique. Nous voulons discerner et prévenir les servitudes dont le visage se métamorphose sans cesse.

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Marc Lachièze-Rey et Alexander Afriat : De l'air à la terre. Weyl et la philosophie de jauge

Hermann - Décembre 2017


De quoi est fait le monde ? La question peut bien se poser mais les réponses ont été étonnantes : d'eau, de corpuscules (éventuellement crochus), d'air, de feu, d'ondes, de terre, d'effluves, de champs, d'énergie et ainsi de suite. La liste est longue (on n'a oublié que le caoutchouc). Aujourd'hui les réalistes structurels nous apprennent même que le monde serait constitué de structures mathématiques, celles notamment qui figurent dans nos meilleures théories physiques. Et ces dernières incluraient, pour en venir au sujet de ce livre, des théories de jauge, dont les structures assumeraient ainsi une valeur ontique. Le monde serait donc composé dans un sens auquel il faut éventuellement s'habituer de ces mêmes structures. Mais ces structures, d'où viennent-elles ? De toutes pièces de l'expérience ? Son apport est certes important, mais il y a autre chose.

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mardi 12 décembre 2017

Hassane Benzaïd : Les Arabes et la question de la différence

Connaissances et Savoirs - Décembre 2017


Dans l'actuelle pensée occidentale, « l'existence d'un centralisme » excite la colère du penseur et du critique littéraire, de l'anthropologue et du psychanalyste, exactement comme l'oubli d'une mine dans un champ excite la colère des démineurs, car tout centralisme veut dire « manque de justice » et aussi la marginalisation, parce que là où il y a un centre, il doit y avoir une concentration du pouvoir en un individu/une ethnie/une langue/un sexe, par conséquent l'existence des périphéries, et une marginalisation d'une ou de plusieurs autres parties. Cependant la pensée arabe demeure la proie des centralismes situés dans ses textes, à des intégrismes enracinés dans la plus libertaire et la plus ouverte de ces citations, comment oserait-t-elle, alors, déconstruire les centralismes de la culture dont elle fait partie. Quelles sont les principaux centralismes qui habitent la culture arabe ? La pensée peut-elle y réfléchir tout en étant écrasée par leurs poids ? Comment la pensée peut-elle réaliser le sens de la justice en tant que sens original de la citoyenneté et de la modernité ? En tant que dernière référence de la pensée après la chute des références identitaires, du sacré et du texte ?

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F.W.J. Schelling : Écrits sur l’idéalisme

Vrin - Décembre 2017 - Textes & Commentaires


En 1797, le jeune Schelling se voit confier la tâche de recenser la Doctrine de la science de Fichte et de défendre la cause de l’idéalisme transcendantal. Le souci de corriger les malentendus auxquels la réception de la Critique de la raison pure a donné lieu du vivant même de Kant et de répondre aux objections sceptiques qu’elle a suscitées le conduisent cependant à élargir sa philosophie du Moi en une véritable philosophie de l’esprit, qui l’éloigne sensiblement de la perspective fichtéenne.
L’approfondissement de l’auto-intuition de l’esprit, seul à même de fonder la réalité de notre savoir, le conduit alors à poser les bases de sa future philosophie de la nature et à dessiner les contours d’un système universel de la raison. L’idée de retracer histoire des différents états à travers lesquels l’esprit parvient peu à peu à l’intuition de soi montrera bientôt sa fécondité quand elle donnera le jour au premier système intrinsèquement historique et, pour tout dire, au premier système de l’idéalisme allemand.

Introduit, traduit et annoté par P. Cerutti, J.-Ch. Lemaitre, T. Pedro et C. Théret

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Didier Mineur : Le pouvoir de la majorité. Fondements et limites

Classiques Garnier - Décembre 2017


Quelle est la justification du pouvoir de la majorité ? Quelles sont ses limites ? Pour répondre à ces questions, l’ouvrage examine l’hypothèse substantielle de la rationalité du nombre, et celle, procédurale, selon laquelle la règle de majorité ne se justifie que parce qu’elle accorde un poids égal à chaque voix.

Table des matières

Première partie : Majorité et souveraineté du peuple. Histoire conceptuelle de la légitimité démocratique

Maior et sanior pars. La présomption de rationalité de la majorité
Le jusnaturalisme moderne et le principe d’égalité des voix
La majorité veut ce que tous auraient dû vouloir
« Tous qui ne sont pourtant pas tous »

Deuxième partie : Majorité ou Etat de droit. L’ambiguïté de la démocratie moderne

Limiter le pouvoir de la majorité
La recherche de la « volonté générale »
Une démocratie sans peuple ?

Troisième partie : Majorité et justice. Le paradoxe de la légitimité démocratique

Supériorité épistémique de la règle de majorité ?
La règle de majorité ordonnée aux principes de justice
Une conception procédurale du gouvernement de la majorité
Le principe d’égalité et la rationalité démocratique

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lundi 11 décembre 2017

Emin Boztepe avec Emmanuel Renault : Philosophie des arts martiaux modernes

Vrin - Décembre 2017 - Matière étrangère


Les arts martiaux d’Asie se distinguent notamment des sports de combat en ce qu’ils donnent lieu à des théorisations spécifiques qui sont dites « philosophiques ». Pourquoi ces pratiques produisent-elles un besoin de théorie? Que doit-on entendre par « philosophie » dans ce contexte? Ce livre soutient qu’il est possible de développer un discours philosophique sur les arts martiaux qui ne se réduise pas à une application de principes taoïstes, bouddhistes ou confucianistes. L’auteur, l’un des spécialistes les plus connus internationalement d’un art martial d’origine chinoise, le Wing Chun, poursuit deux objectifs principaux. Il analyse les spécificités du processus d’apprentissage de ces techniques du corps hautement élaborées que sont les arts martiaux. Il montre qu’une réflexion sur un art martial orienté vers l’autodéfense conduit à réviser un certain nombre de conceptions philosophiques du corps, de l’action, de la violence, du travail, de l’art, et des rapports entre théorie et pratique. Il s’agit également d’offrir aux pratiquants des instruments d’autodéfense contre les discours irrationnels qui entourent trop souvent leur art.

Emin Boztepe est le fondateur et l’instructeur en chef d’une organisation internationale destinée à promouvoir et enseigner le Wing Chun, EBMAS.
Emmanuel Renault est professeur de philosophie à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense.

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Jean Lombard : La Leçon de philosophie de Socrate à Epictète. Lecture des Entretiens

L'Harmattan - Décembre 2017


Les Entretiens d'Epictète, notes de cours rédigées par un disciple, éclairent la problématique de la leçon et sa place dans la réflexion pédagogique antique et moderne. La leçon de philosophie a eu dès l'origine la particularité d'être à la fois une leçon comme une autre et une leçon qui ne ressemble à aucune autre. Les Entretiens montrent une évolution majeure de la leçon en tant qu'espace du discours à l'heure du stoïcisme héroïque : ils portent à des sommets les schémas hérités du socratisme fait pour interpeller et y ajoutent une fonction de subversion venue du cynisme. Epictète fait ainsi de la leçon philosophique un modèle.

Jean Lombard, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud. Inspecteur d'Académie, docteur d'Etat, a confronté dans une vingtaine d'ouvrages l'Antiquité et la modernité à partir des champs philosophiques de la politique, de la médecine et de l'éducation en Grèce ancienne.

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Emmanuel Renault, Théophile Pénigaud de Mourgues et Francesco Toto (dir.) : La reconnaissance avant la reconnaissance : Archéologie d'une problématique moderne

Ecole Normale Supérieure - Novembre 2017 - Collection : La croisée des chemins


La plupart des études d'histoire de la philosophie ayant pris le thème de la reconnaissance pour objet ont porté sur les auteurs qui ont conféré une importance décisive à ce concept, c'est-à-dire sur une séquence historique qui commence avec Fichte et Hegel. Mais qu'en est-il de la problématique de la construction ou de la confirmation de l'image de soi par autrui avant les auteurs qui en ont fait un objet explicite de réflexion ou en ont proposé des modèles ? A une époque où le principe de la dignité égale de tous n'est pas encore institutionnalisé, peut-on - et en quels termes - poser malgré tout la question d'une politique ou d'une éthique de la reconnaissance ? Tout en étant motivées par les enjeux philosophiques mis en lumière par l'histoire ultérieure des théories de la reconnaissance, les études présentes dans ce volume sont attentives à la pluralité des problématiques de la reconnaissance qu'elles entendent en partie renouveler par leur confrontation à un matériau historique élargi. Une telle démarche archéologique avait jusqu'ici surtout été appliquée à Rousseau. Ce collectif pose les premiers jalons d'une recherche de plus grande ampleur qui devrait intéresser aussi bien les spécialistes des auteurs abordés que les étudiants et chercheurs travaillant sur les problématiques de la reconnaissance et soucieux de ressourcer leurs réflexions sur le sujet.

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samedi 9 décembre 2017

Karl Popper : La logique de la découverte scientifique

Payot - Octobre 2017


Qu'est-ce qui est scientifique et qu'est-ce qui ne l'est pas ? Comment vérifier une théorie ? Qu'est-ce qu'une hypothèse scientifique ? Comment la connaissance progresse-t-elle ? Chef-d'oeuvre de Karl Popper, ce livre puissant défend l'idée que pour être scientifique une théorie doit être réfutable par l'expérience. Le célèbre philosophe y discute Einstein ou Bernoulli, Heisenberg ou Schrödinger, mais aussi Russell ou Wittgenstein ; il déploie plusieurs concepts cruciaux, tels ceux de corroboration, de falsifiabilité, ou de critère de démarcation, sur lequel repose toute connaissance scientifique ; et il aborde des thèmes comme la simplicité, l'incertitude, le hasard et la probabilité, les rapports entre théorie et expérience, entre science et métaphysique.

Sir Karl R. Popper (1902-1994) est l'une des figures majeures de la philosophie du XXe siècle. Il est également l'auteur, aux Editions Payot, de Conjectures et réfutations.

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Mogens Lærke, Christian Leduc et David Rabouin (dir.) : Leibniz. Lectures et commentaires

Vrin - Novembre 2017 - Bibliothèque d’Histoire de la Philosophie


Ont contribué à ce volume : R. Andrault, J.-P. Anfray, L. Basso, F. Duchesneau, J. Dunham, M. Favaretti Camposampiero, J.-F. Goubet, M. Lærke, C. Leduc, J. McDonough, M. Picon, D. Rabouin, P. Rateau, A.-L. Rey, C. Rösler-Le Van.

Le présent volume est le premier ouvrage collectif dans le monde francophone visant à introduire la pensée de G.W. Leibniz (1646-1716). Il a pour but d’examiner les parties principales de la philosophie leibnizienne ainsi que les disciplines qui s’y rapportent.
Ce travail se devait d’être collectif pour deux raisons principales : d’abord, Leibniz contribua de manière importante à une grande diversité de domaines, philosophiques, scientifiques, théologiques et politiques. Ensuite, son corpus, de mieux en mieux connu par l’édition en cours des œuvres complètes, est l’un des plus abondants, mais aussi diversifiés de l’histoire de la philosophie et des sciences. Chaque chapitre est ainsi rédigé par un spécialiste du domaine. Tout en visant à commenter les thèses et les doctrines leibniziennes, les contributions du volume prétendent également prendre part aux discussions et interprétations de la recherche.

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Olivia Gazalé : Le Mythe de la virilité

Robert Laffont - Octobre 2017


Et si, comme les femmes, les hommes étaient depuis toujours victimes du mythe de la virilité ? De la préhistoire à l'époque contemporaine, une passionnante histoire du féminin et du masculin qui réinterprète de façon originale le thème de la guerre des sexes. 
Pour asseoir sa domination sur le sexe féminin, l'homme a, dès les origines de la civilisation, théorisé sa supériorité en construisant le mythe de la virilité. Un discours fondateur qui n'a pas seulement postulé l'infériorité essentielle de la femme, mais aussi celle de l'autre homme (l'étranger, le " sous-homme ", le " pédéraste "...). Historiquement, ce mythe a ainsi légitimé la minoration de la femme et l'oppression de l'homme par l'homme.
Depuis un siècle, ce modèle de la toute-puissance guerrière, politique et sexuelle est en pleine déconstruction, au point que certains esprits nostalgiques déplorent une " crise de la virilité ". Les masculinistes accusent le féminisme d'avoir privé l'homme de sa souveraineté naturelle. Que leur répondre ? Que le malaise masculin est, certes, une réalité, massive et douloureuse, mais que l'émancipation des femmes n'en est pas la cause. La virilité est tombée dans son propre piège, un piège que l'homme, en voulant y enfermer la femme, s'est tendu à lui-même.
En faisant du mythe de la supériorité mâle le fondement de l'ordre social, politique, religieux, économique et sexuel, en valorisant la force, le goût du pouvoir, l'appétit de conquête et l'instinct guerrier, il a justifié et organisé l'asservissement des femmes, mais il s'est aussi condamné à réprimer ses émotions, à redouter l'impuissance et à honnir l'effémination, tout en cultivant le goût de la violence et de la mort héroïque. Le devoir de virilité est un fardeau, et " devenir un homme " un processus extrêmement coûteux.
Si la virilité est aujourd'hui un mythe crépusculaire, il ne faut pas s'en alarmer, mais s'en réjouir. Car la réinvention actuelle des masculinités n'est pas seulement un progrès pour la cause des hommes, elle est l'avenir du féminisme.

Olivia Gazalé a enseigné la philosophie pendant vingt ans, en classes préparatoires, à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et aux Mardis de la philo, dont elle est la cofondatrice. Elle est l'auteur de Je t'aime à la philo – Quand les philosophes parlent d'amour et de sexe (Robert Laffont, 2012).

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vendredi 8 décembre 2017

Claire Beyssade : Sous le sens. Pour une sémantique multidimensionnelle

Presses Universitaires Vincennes - Septembre 2017 - Collection : Sciences du langage


À côté de ce qui est explicitement dit, il y a les sous-entendus, les présupposés… qui servent à dire... sans le dire, qui font tout le charme, la cohérence et le ciment d’un discours.
« Sous le sens » porte sur un sujet central tant pour la théorie linguistique que pour l'enseignement du français : le sens, la façon dont il se construit et ce dont il est fait, de l’explicite à l’implicite. Il présente l'état actuel des recherches sur les implicatures et les présuppositions, étudiées à la fois par les philosophes, les linguistes et les psychologues ; il souligne l’importance des anti-présuppositions et des implicatures conventionnelles dans la cohérence et la cohésion discursives. Il discute en français une littérature foisonnante mais souvent peu abordable, car présentée en anglais et de façon technique, par des spécialistes, pour des spécialistes.

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Ch. Dupouy & J.-L. Pierre (dir.) : Éthique et politique dans l'œuvre de Charles Ferdinand Ramuz

Artois Presses Université - Novembre 2017 - Collection : Etudes littéraires


Dans les Années trente, Ramuz essayiste était sollicité par les directeurs de revues d’horizons différents et nourrissait le débat politique. De nos jours, la dimension éthique et politique de l’œuvre ramuzien est méconnue. Le Colloque de Tours (2014) entendait la revisiter. Examiner le positionnement de l’écrivain face aux idéologies de son temps et aux évolutions de la science et de la technique. La réflexion sur le « paysan » est essentielle dans la pensée politique de Ramuz ; le « paysan » apparaît comme le moment éphémère d’un lien privilégié entre l’Homme et la Nature. Quant aux propos sur ce que l’on nomme aujourd’hui « l’environnement », ils sont d’une actualité saisissante. Le Colloque fut également l’occasion de souligner l’originalité et la modernité du romancier dont les récits échappent aux définitions traditionnelles du roman rustique. L’écriture ramuzienne, dans sa violence créatrice, est une écriture de rupture, un acte éminemment politique.

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Marie Pelé et Cédric Sueur (dirs.) : Questions d’actualité en éthique animale

L'Harmattan - Décembre 2017


L'éthique animale qui désigne l'étude de notre responsabilité morale à l'égard des animaux, n'est pas une prise de position mais un questionnement en perpétuelle évolution avec notre culture et notre temps. Cet ouvrage présente plusieurs éléments de réponses aux récentes questions posées par la société sur notre rapport aux animaux. 
Il est le fruit des échanges qui se sont tenus lors des conférences-débats organisés dans le cadre de la spécialisation « Éthique et droit de l’animal » du master « Éthique et Sociétés » du Centre Européen d’Enseignement et de Recherche et Éthique (CEERE) de l’université de Strasbourg. Experts et étudiants y abordent 11 questions en éthique animale :

1. Le chat domestique et la biodiversité

2. La captivité des cétacés

3. Droit de l’individu ou droit de l’espèce

4. Faut-il considérer les grands singes comme des personnes ?

5. Notre lien à l’animal : uniquement une question de culture ?

6. Transanimalisme et animal cyborg

7. La possession de l’animal de compagnie

8. Les animaux dits « nuisibles »

9. Quel droit pour les animaux dans les abattoirs aujourd’hui en France ?

10. Agriculture : quel type d’élevage pour demain ?

11. Quand est-il moral d’euthanasier un animal ?

Préface de Jean-Marc Neumann.

Cédric Sueur et Marie Pelé sont des éthologues et primatologues français. Ils ont obtenu leur doctorat en biologie à l'université de Strasbourg où ils enseignent l'éthique animale. Cédric Sueur étudie les réseaux sociaux de plusieurs espèces animales. Marie Pelé est experte en cognition comparée chez les primates.

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